« La bâtarde d’Istanbul » pose une question essentielle : Que sait-on vraiment de ses origines ?
Evoquant le génocide arménien et le massacre des Kurdes, ce roman raconte l’histoire de deux familles :
L’une turque, forte en gueule et en caractère, qui vit à Istanbul.
L’autre arménienne, installée à San Francisco après le génocide, religieuse et prude, sauf pour Rose, remariée avec…un Turc !
Quand la fille de celle-ci se rend à Istanbul pour rencontrer la famille de son beau-père et en apprendre plus sur ses origines, elle se lie d’amitié avec la plus jeune de la famille turque. Celle que l’on surnomme la « bâtarde » et qui cherche à savoir qui est son père. Beaucoup de terribles secrets seront mis à nus.
Prétexte pour nous parler de l’histoire de la Turquie, pays en mal d’identité, de littérature et de musique (à travers les deux jeunes filles), ce roman parle aussi de deux religions différentes mais de deux cultures très proches, la cuisine en particulier, très présente dans le livre. Les plats décrits nous donnent l’eau à la bouche et les titres des chapitres sont délicieusement évocateurs.
Un livre où le choc des cultures n’est pas forcement un « choc » et où toutes les vérités ne sont pas bonnes à connaître.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire