Marre des vampires pour midinettes au visage d’albâtre et au corps d’Apollon ? Marre des vampires charmeurs et romantiques qui séduisent et excitent la gente féminine alors qu’ils devraient les effrayer et s’en repaître ?
Alors American Vampire est fait pour vous ! Stephenie Meyer et sa bande de métrosexuels poudrés qui sirotent leur verre de sang en terrasse au soleil n’ont qu’à bien se tenir !
Sur une idée originale de Scott Snyder, Stephen King (on reconnait la patte du maître) rend ses lettres de noblesse et son mordant au mythe du vampire, du vrai ! Celui qui est mystérieux, effrayant, méchant, un chasseur par excellence.
Voici Skinner Sweet, hors-la-loi impitoyable du Vieil Ouest américain, qui lors d’un sanglant braquage qui tourne mal, se retrouve transformé en suceur de sang d’une nouvelle génération, premier engendré sur le territoire américain et qui va lui conférer des pouvoirs particuliers plus que dangereux.
On suit en parallèle des origines vampiriques de Sweet, l’histoire de Pearl Jones, jeune actrice qui cherche à percer dans un Hollywood des années 20’ et qui va découvrir que si ses rêves vont tourner au cauchemar, seul Skinner Sweet pourra l’aider à assouvir sa vengeance.
Double histoire vampirique qui tourne autour d’un fil conducteur d’une nouvelle race de vampire et du terrible Skinner Sweet, « American Vampire » prend pour toile de fond la révolution industrielle et développe son histoire sur plusieurs décennies d’Histoire américaine.
Le dessin de Rafael Albuquerque est précis et les dialogues sont efficaces.
Ici les vampires se nourrissent, mordent, sucent, trucides, se bouffent entre eux, et c’est tout bonnement jouissif.

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