mardi 10 janvier 2012

Journal d'Hirondelle de Amélie Nothomb



À la suite d’un chagrin amoureux, on assiste à la crise existentielle et macabre d'un coursier devenu insensible. Il ne ressent plus rien, plus de plaisir, plus de haine, plus de goût de vivre, plus rien du tout. C'est dans sa reconversion professionnelle (tueur à gages), qu'il va redécouvrir des sentiments et du plaisir. Un jour, on lui demande d'exécuter un ministre et toute sa famille et de rapporter sa serviette. Dans celle-ci, le journal intime de la fille qu’il vient d’abattre. La curiosité a raison du tueur qui lit le cahier. Son comportement devient alors erratique et si l'usage de ses cinq sens lui revient, c'est pour une métamorphose qu'il n'aurait auparavant jamais pu envisager.
Personnage "nothombien" par excellence, le héros, solitaire, misanthrope, agissant au-delà du bien et du mal, découvre justement qu'il y a un au-delà à sa perception qui pourrait être de la compassion ou de l’amour.
Certains fans de Nothomb pourront reprocher à cet opus le très grand nombre de descriptions très mélodramatiques qui rompt avec le reste de son œuvre. Mais pour ma part, c’est mon préféré, voire le seul que j’ai aimé. Oui je n’ai pas honte de le dire, je n’aime pas Nothomb. Alors quelle surprise en découvrant ce roman, aux dialogues rares mais drôles, aux références appréciables, au ton particulier.
Différent donc, mais on sent que l’auteure maîtrise toujours aussi bien son écriture.

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