Jeune pasteur décidé à écrire un ouvrage sur les cultes secrets de la région et la symbolique de Dagon, un Dieu-Poisson des Philistins, Peter Leland emménage dans l’ancienne ferme que lui ont léguée ses grands-parents.
Il devient alors rapidement et étrangement obsédé par Mina, la fille de la famille qui vit en bordure de la propriété. Subjugué, poussé dans une descente mentale aux Enfers, Peter se laisse entraîner dans la déchéance absolue, qui le conduira jusqu’à Dagon.
Auteur d’une Amérique sudiste, Chappell transpose ici l’univers de Lovecraft et de sa mythologie dans des paysages dignes de Faulkner.
Le récit progresse presque entièrement au moyen de bruits, d’odeurs, de sensations, et atteint un degré d’horreur assez inégalé, insistant sur la terreur et le malaise que procure l’histoire.
Usant d’un style très réaliste qu’on a plus l’habitude de rencontrer dans la littérature dite générale, Dagon : le dieu poisson traite de thèmes typiquement lovecraftiens (Fred Chappell a d’ailleurs signé nombreuses autres nouvelles sur ce thème) et nous plonge dans une atmosphère gothique assez inhabituelle pour un récit de ce genre ou cet auteur (non spécialisé dans le fantastique)
Fan de H.P Lovecraft, Chappell lui rend ici un bel hommage tout en prenant, avec talent, ses distances par rapport à son maître.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire