Dans un monde où le Destin est maître mot, comment tracer sa propre route ?
Les fedeylins sont des petits êtres ailés vivant au bord d'une mare. Comme ses semblables, Cahyl éclot sur un nénuphar et doit braver de multiples épreuves pour se présenter devant les pères fondateurs, êtres qui insufflent la marque et scelle la destinée de chaque fedeylins et de leur caste. Mais tout ne se passe pas comme prévu pour le jeune Cahyl…
Du premier instant où l’on fait la connaissance de Cahyl, dans sa bulle, où l’on suit son évolution pas à pas, jusqu’à son passage à fedeylin, on ne peut que se prendre d’attache pour cet être minuscule, à part, privé de marque à sa naissance. Une marque importante qui scelle le Destin de chaque être. « Etre fedeylins, c’est accepter » nous dit la quatrième de couverture.
Cahyl est différent des autres, et c’est pour ça qu’on l’aime. On tremble, on pleure, on sursaute, on souri avec lui, on le suit à travers son parcours initiatique et ses rencontres. L’absence de marque, son caractère, son don, toutes ces choses qui l’éloignent des siens, font de lui un être exceptionnel et un personnage principal puissant et intéressant.
Nadia Coste sait nous transporter, dès la première ligne, dans un autre monde qui a pourtant tant de ressemblances avec le notre. Un monde riche, poétique et passionnant. On plonge totalement dans ce monde réduit. Le moindre détail est là pour nous faire visualiser au mieux l’univers fedeylin.
L'écriture est remarquable, d’une plume inspirée et agréable pour un monde complexe et fourmillant de détails. Un travail phénoménal de l’auteur, qui a tout réinventé (les mois de l’année, le nom du Soleil et des Lunes…) La construction l'est tout autant, et chaque chapitre est entrecoupé de contes et textes régissant la vie des fedeylins, et racontés à la manière d’un conte fabuleux.
L’auteure traite des thèmes importants de la vie : la vie en société, l’apprentissage de la vie, l’amitié et l’amour, la différence, la fratrie, la mort…
Un magnifique roman qui saura transporter jeunes et plus grands.
A souligner la superbe couverture de David Revoy.

Une excellente découverte à la Fête du Livre de Saint-Etienne.
RépondreSupprimerVivement la fin de la trilogie!