lundi 9 janvier 2012

Marche ou crève de Richard Bachman



Cent jeunes, un jeu : la Longue Marche. Sorte de marathon moderne où la vie est l’enjeu principal, cent concurrents s’affrontent au départ, avec un seul à l'arrivée et comme récompense le pactole. Pour les autres, une balle dans la tête. Plus de trois arrêts, une balle dans la tête. Un rythme de marche inférieur à six kilomètres à l’heure, une balle dans la tête. Le dernier debout est déclaré grand gagnant, puisque seul survivant.
Marche ou crève. Telle est la morale de cette compétition.
Publié sous le pseudonyme de Richard Bachman, Marche ou crève n’est pas un roman d'horreur, de fantastique ou de surnaturel, juste un très bon roman d'anticipation du maître Stephen King. Malgré la rudesse du sujet, la lecture rythmée est facile et agréable. L'auteur dénonce une jeunesse américaine en mal de vivre, et en recherche perpétuelle d'un idéal. Une anticipation bluffante et terrifiante de réalité de ce que pourrait devenir la jeunesse et les médias américains, l'horreur de l'idiotie humaine à son paroxysme.
Là où un écrivain moyen aurait pondu péniblement une cinquantaine de pages insipides et répétitives, King invite magistralement le lecteur à une course hors du commun. Le rythme s’y enchaîne crescendo sans susciter le moindre ennui, jusqu’au dénouement final, morale sordide mais justifiée de cette compétition.
Un grand moment de lecture.

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