mardi 14 février 2012

Vampire Junction de S.P. Somtow



Timmy Valentine prétend avoir douze ans et est la coqueluche des adolescentes (à la manière d’un Justin Bieber), chanteur pop qui captive son public par un incroyable magnétisme. Un peu trop même pour être vrai.
Car en fait, Timmy est un vampire millénaire qui a traversé les époques.
Mais, troublé par des questions existentielles sur son identité, il demande à Carla Rubens, psychanalyste jungienne, de l’accepter en thérapie.
Tout cela sans compter la secte occultiste des Dieux du Chaos, qui voit en lui une occasion de soulager leur mal.
S.P. Somtow, auteur de science-fiction au départ, signe avec ce roman sa consécration dans le milieu de la littérature fantastique. Il est aussi compositeur de musique classique en Thaïlande, son pays d’origine. Ses écrits sont donc très influencés par la musique.
Il sera le premier a mêlé opéra vampirique et musique pop, suivi de peu par une Anne Rice qui mettra en scène un Lestat star du rock.
D’ailleurs souvent mis, à tort, dans le même sillage qu’Entretien avec un vampire, ce roman en est pourtant très éloigné.
Timmy n’est pas un romantique dépressif à la manière du Louis d’Anne Rice, de même que Carla n’est pas qu’une simple journaliste à la recherche d’infos croustillantes. Non, Timmy est en mal, il a conscience d’être un archétype obscur de l’humanité (rien que ça) et Carla va nous faire explorer les méandres de son âme (s’il en a encore une) torturée.
L’auteur opte ici pour un portrait plus psychologique, voire psychanalytique du vampire.
Il complètera Vampire Junction par Valentine en 1992 et Vanitas en 1995 pour en faire une trilogie mêlant manipulation, meurtres, tortures en tout genre, fans en furie et rock’n’roll.
Alors n’hésitez plus, montez à bord du train et arrêtez-vous à la Vampire Junction (« station vampire » au sens ferroviaire du terme).

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