mercredi 18 avril 2012

Maruzza Musumeci de Andrea Camilleri



Après quelques années passées en Amérique, Gnazio, émigré sicilien, décide de rentrer au pays. Il achète une terre en bord de mer, dont la légende dit que l’ancien propriétaire de celle-ci serait mort après avoir surpris une étrange créature sous l’olivier millénaire.
Consentant enfin à se marier, il laisse la mère Pina, guérisseuse et entremetteuse du village, lui présenter Maruzza Musumeci, une femme d’une beauté troublante mais qui, certains jours, se prend pour une sirène…

Andrea Camilleri abandonne ici le policier et son commissaire Montalbano pour nous raconter, à travers un conte fantastique, le destin d’une famille sicilienne de 1895 à 1943, invasion de la Sicile lors de la Deuxième Guerre Mondiale.
Pour cette histoire, il s’inspire d’un conte traditionnel sicilien qui narre le mariage d’un paysan et d’une sirène.
Remis dans le contexte historique de la Sicile et de l’époque (même si la province de Vigatà est totalement inventée par les soins de l’auteur), ce conte se modernise pour donner un récit presque réaliste, mais teinté d’éléments fantasques qui donne un côté onirique, léger et magique à l’histoire.
Habitué à un langage âpre et au patois sicilien, Camilleri rivalise de trouvailles verbales qui donnent un ton si particulier au récit.

Alors prenez confortablement place sous l’olivier millénaire, et laissez-vous bercer par le chant des sirènes.

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