Jude est un collectionneur particulier. Star gothique du rock, il collectionne des reliques toutes plus étranges les unes que les autres (il range ses stylos préférés dans un crâne humain et n’est pas contre posséder un snuff-movie des plus gores).
Mais ce n’est pas sans danger. Et Jude va l’apprendre à son péril en faisant l’acquisition du dernier costume d’un mort.
Car l’ancien propriétaire est bien décidé à lui faire passer son dernier message…
Une simple histoire de fantôme alors ? Pas seulement. Car l’enjeu du livre est ailleurs. Le fantôme en question est introduit très rapidement (dès les dix premières pages) et la suite du récit possède un côté très thriller, proposant une course-poursuite haletante entre Jude et le fantôme au costume.
L’écriture est efficace, rythmée et peu détaillée pour une montée dans l’horreur crescendo.
L’ambiance malsaine, hypnotique et perverse donne au récit ce petit plus qui le différencie aussi largement d’un simple récit de fantômes.
Fils du grand Stephen King (on reconnait dans son écriture la patte du maître), Joe Hill signe avec Le costume du mort (Heart-Sharped Box dans sa version originale en référence à un morceau de Nirvana) un récit fantastique efficace et lorgnant du côté du thriller.

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