La première règle de « Choke » est : Il est interdit de parler de « Choke ».
La seconde règle de « Choke » est : Il est interdit de parler de « Choke ».
Hé oui, quelques années après le majestueux Fight Club, Chuck Palahniuk revient et frappe toujours aussi fort avec Choke !
Bon, parlons-en quand même un peu.
Choke (s’étouffer en français) c’est un univers hallucinant composé de sexooliques (drogués du sexe), d’étouffements alimentaires volontaires et intempestifs, d’arnaque, de tromperie, de Jésus, de collection de cailloux et j’en passe !
Victor Mancini bosse dans un musée vivant et souffre d’une terrible maladie : il est sexoolique (attention je vous vois venir) Il tente tant bien que mal de guérir en se rendant aux réunions de sexooliques anonymes et se saigne pour payer la maison de retraite de sa pauvre mère atteinte de démence. Il va donc régulièrement dans des restaurant chics et s’étouffe, attendant d’être secouru par des gens qui, il le sait bien, trouvent dans ce sauvetage une gratitude inespérée (entendez par là qu’ils se sentent responsable de lui et lui donnent de l’argent). Mais sa vie va basculer quand sa mère lui apprend qui serait en fait son véritable père…
Dès les premières phrases, l’écriture fait mouche. C’est simple, c’est efficace, ça secoue comme une bonne baffe dans la gueule. Et on adore !
Le final nous laisse sans voix et on s’oblige à une seconde lecture pour comprendre comment on a pu passer à côté d’un truc aussi gros.
Avec son corrosif qui dresse un portrait d’une Amérique tarée et totalement névrosée, Chuck Palahniuk apparaît encore après Fight Club et Survivor comme l’un des auteurs majeurs de notre époque dans sa capacité à exposer les travers d’une société aliénée.

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