Boone est confronté et dérangé chaque nuit par d’étranges cauchemars, qui s’effacent peu à peu au matin. Decker, son psychiatre, le terrifie en lui montrant les clichés sordides des victimes d’un serial killer, assassinant des familles entières, qui sévit en ville en portant un affreux masque de papier brun, et l’accuse d’en être l’auteur.
Tourmenté, perdu, incapable de savoir clairement s’il en est responsable ou pas, Boone tente de mettre fin à ses jours, en vain.
Il va alors trouver refuge à Midian, ville fantôme des âmes monstrueuses et des exclus, royaume des Enfants de la Nuit, nécropole souterraine où Tête-de-Boutons menace de sa folie la cité des ombres.
Roman dérangeant (dès les premières pages, l’auteur installe une atmosphère malsaine, où un psychiatre tente de convaincre son patient qu’il est à l’origine de crimes atroces), Cabale traite d’un homme rongé par la culpabilité, qui, après avoir cherché la rédemption, accepte sa nature animale en rejoignant un monde païen où les normes morales sont inexistantes ou différentes.
Le rythme et l’intrigue s’enchaînent de manière fluide et progressent facilement pour nous amener rapidement à la fuite de cet homme complètement perdu, à la recherche d’un paradis perdu, qui se trouve être ce refuge où les monstres (car il se perçoit comme tel) se regroupent pour vivre en paix. Une paix menacée par l’extérieur.
Clive Barker tient à démontrer que les véritables monstres ne sont pas forcément ceux à qui on pense, comme toujours, et accentue ce côté sauvage et instinctif des êtres humains.
Un roman novateur pour son époque, qui nous entraîne dans un merveilleux et effroyable dédale, et nous permet de découvrir dignement l’univers dantesque et monstrueux de Clive Barker.
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